Aïkido : Le journal d'un débutant
(Saison 1)
publié du 9 décembre 2006 au 30 juin 2007
Sur le site du club Marcq Aïkido : http://www.marcqaikido.com/
Il n’y a pas d’âge pour bien faire
Tout âge est
bon pour commencer. Si la valeur n'attend pas le nombre des
années, elle peut encore, avec un peu de bonne volonté,
s’acquérir à un âge avancé. C’est
vrai en tout, pourquoi pas l’aïkido ? J’ai
cinquante-six ans et je commence l’aïkido. C’est
dire que, pour l’instant, mon style est plutôt celui
d’un chiot qui fait des "badoulets" sur le tapis. Sauf que
le chiot dont il s’agit ne vous tiendrait pas dans la
main… Le tatami est, pour l’instant encore, mon
meilleur ami. C’est lui qui amortit ces chutes qui me font
douter que cet art martial ait pu voir le jour au pays du matin
calme. Mais ce n’est qu’un début… (la
suite est connue).
L’aïkido est le plus pacifique des arts martiaux,
m’a-t-on dit. Cela m’a rassuré car je suis
foncièrement non-violent et pacifiste. Tout petit
déjà. C’est l’une des raisons majeures qui
m’ont conduit à m’y intéresser. Mais bien
que pacifique, ajoute-t-on après un ou deux mois de
pratique, c’est un art qui reste martial. Très nippon
tout ça, non ?…
Couteau, sabre,
bâton, mains nues, debout ou sur les genoux : Tori (celui
qui « fait la technique » pour se défendre
d’une attaque) ne se prive d’aucun moyen ni
d’aucune position pour utiliser contre Uke (celui qui
attaque) l’énergie qu’il déploie, le
neutraliser par une « technique » suivie
immanquablement d’une chute ou d’une immobilisation.
Chacune de ces techniques contenant le plus souvent en germe une
frappe (Atémi) que Tori se défend de donner mais
qu’il garde toujours disponible au cas où Uke
n’obtempèrerait pas.
Autrement dit et
pour conclure : Martial sort par la porte et rentre par la
fenêtre. Mais on se dit aussi qu’après tout on
n’est pas des nouilles non plus, alors on continue de bon
cœur.