Aïkido : Le journal d'un débutant
(Saison 1)

publié du 9 décembre 2006 au 30 juin 2007
Sur le site du club Marcq Aïkido : http://www.marcqaikido.com/

Vers la saison 2

Grand concours d’Haïkus

J’ai abordé les nombres en japonais (jusqu’à 99 !) : leur écriture et leur prononciation. Cet épisode a suscité un courrier des lecteurs instantané avec des casse-têtes comme « Scusez-moi siouplé, mais comment est-ce qu’on dit l’infini en japonais ? ». Non mais, je vous demande un peu ! Toutefois, cette avalanche de questions converge vers une même préoccupation : « comment retenir les mots désignant les chiffres en japonais ? », « pourriez-vous me donner des moyens mnémotechniques pour les retenir ? », etc. Ne me sentant pas de résoudre ce problème tout seul, j’ai fait appel à Émilie, une jeune collègue aïkidophile de promotion, qui a bien voulu plancher sur la question. Notre cogitation commune nous a inspiré l’idée plaisante de vous proposer un concours de Haïkus.


Qu’est-ce qu’un haïku ?

Pour faire simple, c’est un poème de 17 pieds, comportant en général deux vers de cinq pieds et un vers de sept pieds (suivant la séquence 5-7-5).

Quelques exemples de mon cru :

Aube à ciel de soie
Il fait une chaleur à 
Errer nu chez soi

Puis, cinq poèmes indépendants -chacun possède son propre sens- qui s’enchaînent toutefois l’un à l’autre.

O, toi, cœur de lune
Pleine de sequins d’argent
Petite fortune

À qui te secoue
De rires, de fureur de vivre
D’appétits gourmands

Brusque l’impatience
À goûter le tourment doux
D’amour enivré

Écartez le voile
De la nuit blanche d’été
Lèvres écarlates

Il est temps d’aimer
Coulés dans la courbe nue
Du grand univers

De strictes qu’elles étaient au départ, les règles d’écriture se sont plus ou moins assouplies -La règle des dix-sept pieds restant le plus souvent la contrainte ultime- à mesure que le succès gagnait la planète. Eh oui ! De sport national japonais, le haïku est devenu un sport planétaire à tel point qu’il existe un peu partout dans le monde des concours d’haïkus et des écoles et des clubs d’écriture de haïkus, des fédérations, des syndicats, des gouvernements, des lobbies, des… un ONU de l’haïku !

Voici, parmi tant d’autres, un lien qui vous en dira plus, sur l’origine de cette forme poétique, les 59 règles possibles pour écrire des haïkus, les grands auteurs, des exemples, etc.
http://www.lehalle.free.fr/specific/haikupendium/haikupendium-v1.html#heading3.

En quoi consiste notre concours

Soient les chiffres en japonais : ichi, ni, san, yon, go, roku, nana, hachi, kyu, et ju, écrire pour chacun un haïku respectant la règle des dix-sept pieds, comportant la référence au nombre qu’il désigne et le son du mot japonais le désignant, soit de façon isolée soit au cœur d’un autre mot.

À titre d’exemple, j’en ai composé deux pour les chiffres 1 et 2 :

1- Ichi
Unique
le goût du litchi
inonde la bouche de saveur.

2- Ni
À deux sans toit
Sous la pluie qui clapote : qui chante ?
Ni toi ni moi.

Voici celui d’Émilie pour le chiffre 3 :

3- San
Les pas,
Hésitants et sans bruit,
De trois hommes sous la pluie

À vous de trouver le reste, voire de trouver mieux que nous pour 1, 2 et 3. Il vous suffit pour cela de les poster en news sur le site et tout le monde pourra en prendre connaissance. Nous aurons ainsi un catalogue de moyens poétiques pour nous souvenir des chiffres en japonais ! 

Ah oui, j’oubliais : l’infini en japonais se dit mū.