Aïkido : Le journal d'un
débutant
(Saison 2)
publication hebdomadaire depuis octobre 2007
Sur le site du club Marcq Aïkido : http://www.marcqaikido.com/
Courrier des lecteurs
À P. de
Marcq-en-Barœul
pour qu'elle nous revienne bien vite.
Depuis le
début de cette chronique, nous avons reçu un
courrier nourri de la part de nos lecteurs. Parmi les
remerciements (nombreux), les éloges (dithyrambiques), et
les critiques (le plus souvent mesurées comme : " Ouais,
comment que t'es ouf !!! "), nombre d'entre vous m'ont
sollicité, prostrés qu'ils étaient devant
certaines questions qui les laissaient pantois, interdits et,
pour tout dire, au bord de la déréliction.
Pour certaines de ces questions, nous avons pu répondre
d'une manière substantielle au travers d'épisodes
ciblés. Le temps est venu de répondre aux autres,
à toutes les autres car notre déontologie nous
commande d'y répondre de toute l'autorité dont un
débutant ne peut en aucun cas se prévaloir.
Écartant d'emblée les questions à
caractère sexuel, nous veillerons à éclairer
nos semblables sur l'aïkido qui reste, faut-il le rappeler,
notre propos central. Par ailleurs, comme nous ne voulons pas
faire de jaloux, nous vous invitons à nous adresser par
messagerie tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur
l'aïkido sans jamais oser le demander. Débutants,
avancés, envoyez-moi vos questions : débutant
moi-même et totalement inexpérimenté, je
m'attacherai à y répondre avec le soin
méticuleux de celui qui n'y connaît rigoureusement
rien.
P. (Marcq-en-Baroeul) : Mon cher
débutant, prends-tu réellement au sérieux
ton engagement dans cette démarche toute
particulière et néanmoins physique, spirituelle en
même temps qu'attachante -est-ce le bon qualificatif
parlant d'une décision personnelle plutôt que d'une
ceinture ?- qu'est l'aïkido. Qu'as-tu fait de ta
verticalité ? Du vide de l'autre dont tu pourrais profiter
tout en préservant son intégrité ? Que sont
devenues ces notions essentielles du progrès de ton
humanité ? Je les cherche en vain. Il semblerait que les
vacances aient fait de toi un défenestré de
l'intérieur. Mais, la question qui me paraît
essentielle est la suivante : avec les oreilles, tu fais quoi
exactement ? P.S. : Va, je ne te hais point !
La
rédaction : heu…
(Trois mois plus
tard…)
P. (Marcq-en-Baroeul) : Mon
cher débutant, j'ai bien réfléchi et je
crois qu'il n'y a que toi que l'aïkido désoriente
à ce point-là. Parce qu'enfin, comment ne t'es-tu
pas encore aperçu que deux mains te poussaient
derrière les oreilles, 3 sacrums le long du tibia gauche,
et 2 gros orteils à la pliure du coude droit. Moi, je sais
bien que c'est grâce à eux que je progresse aussi
vite et que mon troisième oeil dans le bas du cou m'aide
sacrément dans les chutes. Il n'y a que toi pour n'avoir
rien vu ! Ce n'est pourtant pas faute de t'avoir mis en garde,
surtout dans la passe cabrée du troisième mouvement
qui précède la chute infernale. Tu vas encore me
dire, je le sais bien, que je suis un peu brouillon dans mes
explications mais, là encore, c'est parce que tu n'as
toujours pas intégré que quand je fais de
l'aïkido, je suis quatre, au moins !
La
rédaction : heu… Comment dire
?…