Aïkido : Le journal d'un débutant
(Saison 3)

Publié depuis le 9 décembre 2006 sur le site du club Marcq Aïkido : http://www.marcqaikido.com/

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16. Le vaste monde est petit

Voici un témoignage de soutien de Bernard Gardez de Pont-à-Mousson. Il n'intéresse pas que moi et prouve s'il en était besoin que le cercle de l'aïkido est un vaste monde très petit, que les amitiés qui s'y nouent sont solides et que les souvenirs se gaussent du temps qui passe.

Bonjour,

Je suis tombé un peu par hasard (mais le hasard, s'il existe fait souvent bien les choses) sur vos écrits sur l'aïki (journal d'un débutant). Je n'ai pas encore tout lu mais je suis déjà sous le charme de la prose, bien écrire c'est une chose, sur l'aïkido en est une autre.

Je suis moi-même pratiquant (enseignant à Pont-à-Mousson) et j'ai, il y a maintenant 17 ans, passé mon 1er dan à Marcq (je faisais alors partie du club de Valenciennes sous la direction entre autres de Philippe Tramon). Un de mes amis de lycée s'entraîne parfois à Marcq : Grégory Charlet (dessinateur de BD) peut-être le connaissez-vous ?

Je n'ai pas encore visité votre site d'artiste mais je vais le faire de ce pas.

Je tenais à prendre contact sans raisons particulières, si ce n'est de vous encourager dans vos écrits.

Peut-être nous croiserons nous sur un tatami prochainement.
Amicalement,
Bernard Gardez

Bonjour,

Je le dis sans ambages. Je suis très flatté que ma prose vous ait plu, a fortiori si vous êtes enseignant dans cette discipline dont je découvre chemin faisant qu'elle est un sujet de découverte sans fin. Oui, un débutant craint toujours plus ou moins l'œil de l'expert et aussi de ne pas dire les choses comme il le faudrait au regard de la doctrine. Encore que j'ai cru comprendre qu'en aïkido il y avait autant de doctrines que de pratiquants. Ce qui est, au fond, assez réconfortant et illustre bien le caractère inépuisable de la nature humaine et du même coup la nature profondément humaine de l'Aïkido.

Nous avons vu récemment Philippe Tramon de Valenciennes venu remettre, avec une cohorte de professeurs de la région, dont François Pénin, l'un de nos deux professeurs, le 4e dan à Jean-Marie Duprez, l'autre (professeur), que vous connaissez peut-être si vous avez passé votre premier dan à Marcq-en-Barœul au début des années 90 (cf. infra 12e épisode : Un jour comme les autres ). Je me demande même si je n'ai pas fait quelques voltes à cette occasion avec Philippe, sous la conduite de Jean-Marie, qui officiait aux manettes de ce cours exceptionnel. Si c'est bien exact, le pauvre doit encore s'en souvenir, car il n'aura pas manqué d'en ressentir une grosse fatigue (!).

Renseignement pris auprès de mes professeurs, je connais effectivement Grégory Charlet pour l'avoir rencontré au cours d'un stage animé par Michel Erb (http://michelerb.fr/accueil.htm). Hélas ! Je ne savais pas qui il était, car -je ne sais pourquoi mais vous l'aurez vous-même remarqué- dans les stages, à part la petite courbette de salut entre partenaires, on ne se présente pas nommément alors que nous passons le plus clair de la rencontre à nous foutre des peignées et nous tanner la peau. Tout cela est assommant car enfin comment voulez-vous que nous nous reconnaissions ? Vous imaginez bien à partir de là que décliner son état civil, ses états de services ou sa raison sociale s'avèrent totalement exclus. D'accord avec vous sans doute, je trouve tout cela assez désobligeant au regard de la courtoisie à laquelle notre éducation française nous a pourtant si sévèrement préparés. Je me suis fait une raison en concluant que pratiquer l'aïkido est tout sauf un dîner de gala.

J'apprends grâce à vous que Grégory est dessinateur de bandes dessinées. Je ne connais pas encore ses albums mais j'ai eu la curiosité de consulter ses ouvrages sur Internet. Je le trouve très talentueux et son succès auprès du public prouve que je ne suis pas le seul, ce qui me réjouit. Ses interviews m'ont aussi éclairé sur sa personnalité et son parcours et je ne manquerai pas, la prochaine fois et entre deux courbettes et quelques chutes enlevées, d'évoquer avec lui le bon vieux temps où vous étiez ensemble au lycée.

Il me reste à vous remercier encore d'avoir fait le pas de m'encourager. Cela n'est pas si fréquent et m'incite à poursuivre ce clavardage. Merci aussi de m'avoir offert, peut-être malgré vous, matière à un nouvel article de ce journal aussi modeste que confidentiel. Comme vous le voyez, de tout je fais mon miel.

Quant à nous rencontrer sur le tatami, je l'espère vivement tout autant que vous mais n'imaginez pas ressentir avec moi des sensations inédites car vous vous coltinerez ce qui reste malgré tous mes efforts, pour l'instant et pour un bon bout de temps encore, un réel débutant de la catégorie des 100 kg.

Bonjour à Pont-à-Mousson et à tous ses pratiquants, avec une pensée émue pour les petits nouveaux dont certains sont formés par vous.